Patritre, l'étoile de mer.

Patritre, l'étoile de mer.
Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça...
Mais merci quand même :)
<3


La perfection est une chose insupportable

[Alix Girod de l'Ain]


Tout ira pour le mieux.
Oui.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 06:54

Tintritrabuler.

Tintritrabuler.
Je veux être médecin.
Je vous l'avais déjà dit ?
Mmmh.
Je veux l'être, et ce en partie pour éviter des choses charmantes qui arrivent _malheureusement_ parfois dans ce bas monde.
Tu sais, quand tu te tapes un mal au dos depuis des années, que tu peux plus faire de sport sans finir en position rongeur-en-hibernation, couinements ridicules en prime et que tu te réveilles à côté de gens qui t'ont entendu avoir mal toute la nuit _et_même_que_ça_leur_perturbe_le_sommeil_en_plus. Et que dès que tu vas voir une blouse blanche, il te sort un diagnostic différent du précédent, et un traitement allant des cachets qui raidissent les ligaments au fauteuil roulant.


Priez Dieu, mais continuez à ramer vers la rive.

[Proverbe russe]


Pour finalement en trouver un un jour. Tu sais pas d'où il sort d'ailleurs, mais lui il sait que les radios, ça existe. ( Ce type est trop fort ). Et quand en regardant ton dos (tout chétif et tout mignon, ça vaut la peine de préciser), et tes vertèbres un peu bizarre, il t'envoie au labo. Cool.
Après avoir été ultra violée par des rayons X (D'ailleurs je compte porter plainte contre X)...
Tu vois que ta colonne peut vaguement s'apparenter à l'itinéraire canap'-WC d'un type qui a trop bu.
Et il aura fallu 3 ans. 3 ans pour qu'on trouve ça.
M'enfin, j'ai toujours été une fille avec des courbes de toutes façons.

J't'en foutrais de l'ostéopathe.


Ah mais.
# Posté le mercredi 10 juin 2009 02:18

Treti. Sans queue, ni tête. Je connais des filles comme ça.

Treti.   Sans queue, ni tête. Je connais des filles comme ça.
Un bail que je n'avais écrit ici ? C'est sans compter la petite dizaine d'articles hors-ligne/supprimés.
Mais c'est sans intérêt, ce qui compte c'est que je recommence, encore.
Les doigts sur le clavier et les bras appuyé sur un monticule impressionnant d'agenda, d'élastiques à cheveux, d'une enveloppe pas encore déposée, d'un type bac d'histoire et d'une fiche trop bien pour apprendre l'espagnol. Dur.
Et constater qu'à la bonheur, ma vie n'est pas un joyeux bazar à l'image de mon bureau. Qui était pourtant rangé ce matin encore, je vous assure. -_- On se fait des avis sur les choses, et on écoute les gens parler. Beaucoup parler d'ailleurs. Beaucoup plus que réfléchir. Mais on vous aime comme ça, on se sent moins seul, et ça fait un bien fou. Nous voici aujourd'hui à 6 mois du fameux Baccalauréat. (Qui a droit depuis peu à sa majuscule, SVP.) Et on se plaint déjà. <3


" Si tu assumes un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais piètre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisse de côté. "


[ Epictète ]


Il est temps de "s'y mettre", "se motiver", "arrêter, ça et là, de se laisser déconcentrer".
Et arrêter Facebook, oui, j'y pense. Ça devient vraiment n'importe quoi. Et mon correcteur l'a bien compris : Suggestion pour "Facebook" : Placebo, facette. HAHA. Je n'invente rien. Non, non. Je psychotte peut être un peu, et encore.
J'ai parfois l'impression d'être en train de comprendre quelque chose. De le tenir du bout des doigts et non, ça n'est pas de la synthèse de l'ATP ou de l'utilité du théorème d'Al Kashi dont il est question. Ca commence par des idées à droite et à gauche, et ça fini en gros rangement. Paraît qu'on se projette sur nos affaires, ça explique pourquoi c'est si dramatique, une tache sur un tee-shirt. Et quand on range une chambre, on se rend compte à quel point c'est vrai. Ça pincerait presque le bout du c½ur de retrouver certaines vieilles photos, vieux petits mots, anciens gribouillages... Et pourtant ça va. C'est peut être ça, grandir ? Arrêter d'oublier qu'on a 16 ans. Simplement faire avec et aller de l'avant, sans brûler ni étape ni vieux souvenir. Imbriquer les passades les unes dans les autres et sauter dessus à pieds joints pour accéder au stade suivant (NEXT LEVEL, GOOO).
Je suis fière de ce qu'on devient. De ce qu'on arrive à faire. Et pour la suite ? Je sais que j'y arriverai.
C'est tout.


Carpe diem, quam minima credula postero.
# Posté le jeudi 21 mai 2009 18:53

Fichtitre ! Qu'ouie-je ? Qu'entend-je ?

Fichtitre ! Qu'ouie-je ? Qu'entend-je ?
Et puis respirer.
Admettre un peu cette pression qui vous écrase et se débattre quand même.
Faire face à ce qui se présente avec le plus grand sourire, sans perdre de vue l'essentiel.
Continuer d'avoir ses manies agaçantes, celle de toujours avoir la tête ailleurs, ou encore celle de tout le temps paniquer sans savoir comment réagir quand on constate impuissant que certains vont mal... Et ne toujours pas savoir comment gérer ça. Essayer d'apprendre à aider, apprendre à aimer, et recommencer.
[ Rien que pour le geste, sans vouloir le reste, et apprendre à vivre. ]
Prendre des résolutions, avoir des idées.



Pourquoi je travaillerai pas pour la NSA ? Ça c'est une colle ! Je vais essayer d'y répondre.
Disons que je travaille à la NSA et qu'on dépose un code sur mon bureau, un code réputé inviolable, mettons que je tente ma chance, mettons que j'le déchiffre, là j'suis très content de moi parce que j'ai bien fait mon boulot, mais c'était peut-être le code de l'emplacement d'une armée rebelle en moyen orient ou en Afrique du nord, et une fois qu'on a repéré le lieu, on bombarde le village où les rebelles se cachent, et quinze cents personnes que j'ai jamais vu, qui ne m'ont jamais rien fait, sont tuées.
Et les politiciens, ils disent : « envoyez les marines assurer la sécurité », parce qu'ils en ont rein à foutre, c'est pas leurs gosses qu'ils envoient se faire descendre, comme eux ils sont jamais allés au feu, parce qu'ils étaient tous planqués dans la garde nationale ; c'est un pauvre môme de Boston sud qui se prend un shrapnel dans les fesses, et il revient pour apprendre que l'usine où il travaillait s'est exportée dans le pays d'où il vient d'arriver et le mec qui lui a filé le shrapnel dans le cul c'est lui qui a son job, parce qu'il bosse pour 15 cents par jour sans pose pipi ; et maintenant il comprend que la seule raison qu'il y avait de l'envoyer là-bas, c'était de mettre en place un gouvernement qui nous vendrait le pétrole pour pas cher, et bien sûr les compagnies pétrolières exploitent le conflit qu'il y a eu pour faire monter les prix, et se faire du même coup un beau p'tit bénef, mais ça aide pas mon pote qui travaille pour des clous.
Il se traine un max à livrer le pétrole bien sûr, peut-être qu'ils vont employer un alcoolique comme capitaine, un buveur de martini, qui s'amuse à faire du slalom entre les icebergs, jusqu'au jour où il en frappe un. Le pétrole se déverse et ça tue toute vie dans l'Atlantique nord.
Alors là, mon pote est chômeur, il peut pas se payer de voiture et c'est à pied qu'il se cherche des jobs, ce qui est pas marrant parce que le shrapnel qu'il a eu dans le cul, lui a filé des hémorroïdes, et puis en plus il crève de faim parce qu'à la soupe populaire on lui propose comme plat du jour, de la morue de l'Atlantique nord avec de l'huile de moteur.
Alors qu'est-ce que j'en pense ? J'vais attendre une offre meilleure. J'me dis, putain je ferai peut-être aussi bien de descendre mon pote, prendre son job, le filer à son pire ennemi, faire monter les prix, bombarder, tuer des bébés phoques, fumer de l'herbe, m'engager dans la garde nationale. Et puis j'serai peut-être élu Président ?

Will Hunting.



Se décider surtout à être bien, quoi qu'il arrive. Être bien ? Se sentir bien, être au mieux, pour soi, pour autrui...
Quoi qu'il arrive, mais essayer d'éviter le pire, n'est ce pas ?
Affronter orages, vents et marrées, aussi bien que brises et lueur.
Garder dans un coin du c½ur le bonheur passé, et tenter de pardonner ce qui peut l'être aujourd'hui.
Ouvrir l'autre ventricule pour y accueillir ce qui se présente à présent.
Et refermer la porte pour que ça y reste un moment.
Sentir et ressentir.
Tout.
# Posté le lundi 16 mars 2009 08:23

Tiens ? Pour qui sont ces Titres qui Tapent sur vos TêTes ?

Tiens ? Pour qui sont ces Titres qui Tapent sur vos TêTes ?
De la chance.

Mais aussi de lui, un lui sur lequel je n'écris pas souvent. Un lui qui a toujours et fera toujours parti de ma vie. Vous voyez peut-être, celui avec qui tu te disputes parfois...
Il est le meilleur adversaire au foot et à la PS2 (PES compris.) qu'on puisse trouver, il aime la vie, peut être un peu trop parfois, mais tant pis. Il se plaint beaucoup, râle tous les soirs et je connais par c½ur la liste des choses qui l'insupportent. De son chanteur préféré à la marque des cigares qu'il fume, du jour où il est né jusqu'à ce qu'il a mangé hier soir, j'en sais des choses. Et pourtant il continue à m'en apprendre.
On pourrait se moquer qu'il n'ait pas fait d'études... Oui en fait, je m'en moque.
En avançant vers l'âge adulte, il est sans doute celui qui m'a le plus déçue. Peut être pas celui qui m'a le plus blessée, mais rien n'est comparable après tout. Il est imparfait. Ô combien imparfait.
Et il m'a faite moi, à son image.
On se déchire, on s'en veut, on s'engueule, on se blesse mais on s'aime. (Oui, un ternaire, là tout de suite, ça aurait été très beau, mais trop peu.)
Je le déçois sûrement beaucoup aussi.
Ca n'empêche...


" Bien souvent je devine
Cachés sous ton humour
Les blessures en sourdine
Et ce trop plein d'amour
Petit père, mon papa
Deux syllabes bégayantes
Le témoin délicat
De la vie qui s'évente "

[ Aldebert ]


Ca n'empêche que j'admirerai toujours beaucoup ce curieux personnage.
Même dans ces moments où je constate avec rage qu'on se ressemble. Pour nos goûts communs, nos erreurs et notre histoire communes. Superficiels dans nos délires ensemble, quand on se met à chanter à tue tête des chansons qui ne plaisent qu'à nous et dont on connait à peine les paroles, quand on cuisine et qu'on en met partout, quand on reste juste là, à s'écouter raconter nos vies... Mais aussi radicalement plus sérieux dans ces moments où je me souviens qu'il est mon père, dans ceux où j'apprends de lui, dans ceux où il apprend de moi (Les échanges qui font tourner le monde, histoire et philo, classe de terminale.).
De tout, de tout pour faire un monde.
Je sens parfois son regard fier sur moi, je sais qu'il me trouve jolie, je sens sa nostalgie à chaque nouvel anniversaire, sa joie immense lors de mes progrès...
Quoi que je puisse en dire, et même si il oublie la moitié des choses que je lui dis, ma classe et mon âge, s'il critique souvent ce que je fais et ne montre pas souvent ce qu'il ressent... Je le sais.
Et, s'il m'énerve avec ses continuelles moqueries stupides, que vraiment IL N'Y COMPREND RIEN A RIEN, qu'il ne sait pas prendre soin de lui et qu'on n'a pas toujours les mêmes valeurs... Il sait que c'est réciproque.
Dans ces soirs où il m'a manqué parce qu'on échange toujours trop peu, où je sais qu'il me manquera encore parce qu'il ne sera pas beaucoup là...
Je l'aime.

# Posté le mardi 03 mars 2009 05:22