11 ou 12 jours avant le bac, et on a un week end au milieu : La vida sencilla. J'en oublierais presque de réviser tiens. A force de faire le c*n sur du Cascada et de compter les pièces de 1f qui te restent pour t'avaler un pain au chocolat au Mc Café, t'en oublierais presque qu'on est pas sur Terre pour rigoler. Si, si.
Fini le lycée, waaah pinaise (Marge) c'est pas possible.
J'hal-lu-ci-ne. Et je nous revois chanter le jour du brevet qu'on est des lycéennes (euh) et qu'on ira en Audio (euh (8) ). C'était beau. Magnifique même. Avant que l'alcool et l'amour ne nous rattrapent. (Ou pas.)
Quand on avait encore l'habitude de prendre le bus pour se voir les unes les autres et qu'on s'promettait de se faire une soirée fille par mois pour se détendre un peu. ( " Mais à ton âge, on ne connait encore rien des souffrances de la vie ! " " A l'évidence, vous n'avez jamais été une fille de treize ans. ")
Puis arrivèrent les désillusions, les premières fois (diverses et variées) les premiers risques (nan, le carambar piqué à Mamzelle Plaumé quand t'avais 6 ans et demi ne compte pas comme une prise de risque.), et les cours de philo. (Quel monde.)
" Quelle vie on mène quand on a 15-16-17 ans. "
" Les meilleures années sont à venir " et c'est mon prof de philo, celui qui nous a expliqué toute l'année que l'Homme ordinaire (Vous, moi) souffre en permanence à cause de la peur de son passé, du stress de son présent et de l'angoisse de son avenir qui nous dit ça. Si ça ça a pas la classe. ( N'empêche que ça, Spinoza l'a jamais dit. )
Finies heures de perm' à glander, fini collégiens stupides qui nous balancent des Heinekein et des ballons de foot, finies les heures au CDI à regarder les autres regarder les power rangers sur Youtube et à rouspetter contre les secondes qui pompent le Wifi à aller sur Facebook alors que nous on a du boulot (bordel.).
Ma-gni-fi-que.
Nan, sérieusement, j'ai beaucoup aimé ces trois années. Du mauvais, oh que oui il y en a eu, mais d'ici 5 ans on aura oublié tout ça. Alors à quoi bon ? Je suis simplement heureuse de vous avoir rencontrés et d'avoir partagé ces bons moments. On était là pour apprendre, et on a appris. Beaucoup entre 4 murs (i² = -1, quoi.) mais énormément entre 4 yeux aussi.
De ces gars qui auront eu "le truc", de ces filles qui se plaisent à se chantilliser le décolleté, de ces profs qui sentent le lait caillé et de ces amitiés que rien ne saura effacer de nos mémoires. :)
J'adore ma vie.

